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Le génocide de l’Europe conçu en 1922 ? | Le peuple

10 octobre 2016

Richard Kalergi : le génocide des Nations européennes a-t-il été programmé en 1922? Le père de l’Europe, Walter Hallstein, était-il conseiller d’Hitler? Réponse: oui aux 2 questions! Un peu d’histoire, mais qui explique des décisions prises aujourd’hui par les Merkel et autres Juncker, qui sont en train de détruire l’Europe (photo  de couverture: Herman Van Rompuy reçoit le prix Kalergi en 2012)

Qui connaît encore le comte Richard Nikolaus Eijiro von Coudenhove-Kalergi, né Aoyama Eijirou , aristocrate austro-hongrois (puis tchèque, puis français)? De mère japonaise, il a vu le jour le 16 novembre 1894 à Tōkyō au Japon et est décédé le 27 juillet 1972 à Schruns en Autriche. Richard Kalergi (pour faire court) est un des inspirateurs importants des « Pères de l’Europe ». En 1922, il publie un manifeste intitulé Pan-Europa et en 1925 un essai politique « Praktischer Idealismus » dans lesquels il développe sa vision des Etats-Unis d’Europe, vision qui sera à la base de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier), de la Communauté européenne et ensuite de l’Union européenne telle que nous la connaissons.

Il est aussi le créateur du mouvement politique paneuropéen qui, encore aujourd’hui, défend l’idée d’une Europe unifiée politiquement, économiquement et militairement dans une communauté de droit fondée sur la paix, la liberté et les valeurs chrétiennes. Il est à l’origine de la monnaie européenne et de l’hymne européen (l’Hymne à la joie) qu’en 1929 il avait proposé comme symbole unificateur de la future Europe.

A priori, un visionnaire, européen, humaniste … voire utopiste ou naïf. Pas certain … Si vous lisez son manifeste fondateur Pan-Europa publié en 1922 et surtout son livre Praktischer Idealismus publié en 1925, la vision européenne de Kalergi est nettement moins sympathique. Jugez-en.

Dans son Praktischer Idealismus, Kalergi défend, pour sa vision européenne, la reconnaissance d’une « geistigen Führerrasse Europas »  ou élite intellectuelle pour laquelle la notion de « race des seigneurs » (Herrenrasse) prend tout son sens; il prône une « eurasisch-negroide Zukunftsrasse », future race à inventer, unique, indifférenciée, métissée. Il défend un projet de séparer une élite éclairée qui se reproduirait par un principe de « Freie Ehe (…) aus den göttlichen Gesetzen erotischer Eugenik », sorte d’union libre, fruit des lois d’un eugénisme divin où c’est la personnalité qui compte et non plus l’appartenance à un peuple; les autres devant se satisfaire de leur condition de « Mindervertige » (race inférieure).

Il y fait, également, une critique radicale du sentiment national et recommande « eine Soziale Eugenik » et culturel, eugénisme social et culturel indolore et progressif favorisant l’émergence d’une société de caste inégalitaire, radicalement à deux vitesses et un modèle juridique social adapté. « (source https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Nikolaus_de_Coudenhove-Kalergi)

En d’autres termes, en 1922, cet inspirateur d’une Europe du peuple (par opposition à une Europe des nations) est un partisan d’un eugénisme particulier (race unique, indifférenciée, eurasien-négroïde) se développant par la révolution technique, dirigée par une élite autoproclamée, nouvelle aristocratie européenne éclairée et de droit divin (il est lui-même noble et son mouvement a été présidé par un des Habsbourg après lui), déconnectée du peuple, considéré comme race inférieure. Pas étonnant qu’il ait tenté de rallier Mussolini à ses vues. Sans succès, pourtant.

Même si son projet est aux antipodes du Mein Kampf d’Hitler, on y retrouve les mêmes principes : un Fürher investi d’une mission divine, une élite « aristocratique », un peuple soumis à cette élite et une race des sous-hommes, les Untermenschen pour Hitler ou les Mindervertige de Kalergi. Les juifs ne sont pas la cible dans l’utopie de Kalergi : son épouse était juive et lui-même philosémite, considérant que le brassage métissé des juifs est l’exemple même de peuple de race unique dissociée de l’appartenance à une nation. Kalergi ne passe pas par la solution finale d’Hitler pour « nettoyer » l’Europe » : il suffit d’avoir de la patience et les peuples européens se métisseront au fil du temps, diluant ainsi leurs origines. (Remarque : l’élite n’est pas tenue à se métisser …) Kalergi met en exergue l’exemple des USA qui sont, à ses yeux, le prototype d’une telle société (technique, élite, métissage).

Son mouvement paneuropéen existe toujours et forme un groupe parlementaire européen (120 députés), le Parti populaire européen.

L’Europe que nous connaissons est une application des thèses de Kalergi, thèses qui n’ont pas été reniées à ce jour. La création de l’Europe par la CECA, que Kalergi a lui-même promue, est un élément objectif qui permet de dire que l’Europe des »Pères fondateurs » est née dans le berceau des idées racistes et autoritaires de Kalergi.

Sur les frontières : Kalergi combat l’idée même de frontière et de nation, cause des guerres.
Sur les migrations : la vigueur de l’Europe est liée à l’accueil d’une immigration asiatique et africaine, génératrice de brassage ethnique. Le métis est, selon lui, plus souple, moins revendicatif et ne s’identifie pas à une nation (du moins, à une nation européenne).
Sur la famille, l’éducation, la nationalité : les peuples « purs » se reproduisent selon un même schéma, avec la même éducation, la même mentalité, la même culture. Il faut donc combattre la famille qui perpétue les traditions et le nationalisme.
Sur la démocratie : l’élite européenne n’a pas besoin d’un parlement pour diriger l’Europe puisqu’elle est « de droit divin ».

Tous les deux ans, le prix Coudenhove-Kalergi est remis à des personnalités ayant oeuvré pour la construction européenne. Ont reçu ce prix : Angela Merkel, Eric Van Rompuy, Jean-Claude Juncker …

Comme on le voit, ces idées de 1922/1925 sont toujours d’actualité : Europe multiculturelle, dictature de la commission, portes ouvertes pour les migrants, brassage ethnique, réforme de la famille( divorces facilité, loi des genres, PMA, PGA, mariage pour tous, abaissement de l’âge de la responsabilité sexuelle, dérives à la Cohn-Bendit, révision des programmes scolaires, …)

 

  Walter Hallstein: autre personnalité controversée. Cet Allemand a été nommé premier président de la Commission européenne et son parcours n’est pas anodin. Sous le III° Reich, ce juriste et professeur d’université a appartenu à diverses organisations professionnelles nazies : Nationalsozialistischer Lehrerbund, Nationalsozialistischer Rechtswahrerbund, Nationalsozialistischer Deutscher Dozentenbund sans toutefois être membre du parti. Il a été conseiller d’Adolf Hitler, travaillant à son concept de Nouvelle Europe.

Capturé à Cherbourg, en 1944, il fut envoyé dans un camp de prisonniers aux USA. Il en revint pour mener une carrière politique au sein de la CDU (Chrétiens-Démocrates). A-t-il été « retourné » par les américains ? Question sans réponse… En 1950, il fait partie de la délégation allemande négociant, sous Konrad Adenauer, la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier. C’est là qu’il rencontre un des « Pères fondateurs », Jean Monnet. Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères dans le gouvernement Adenauer, en 1951, il est à l’origine de la doctrine Hallstein qui permet à la RFA de rompre toute relation diplomatique avec tout Etat qui reconnaîtrait la RDA.

Il deviendra le premier président de la Commission européenne de 1958 à 1967 (Commission Hallstein) et se déclarera partisan d’une Europe fédérale. Limogé sous la pression de de Gaulle, il sera remplacé par Jean Rey, en 1967. Il terminera sa carrière au sein de la CDU comme député de 1969 à 1972. De 1968 à 1974, il sera président du Mouvement européen, fondé en 1948 et dont Winston Churchill sera le premier président. Robert Schuman, Paul-Henri Spaak, autres dirigeants du Mouvement européen, auraient été directement financés par la CIA, au travers des fondations Ford et Rockefeller. C’est du moins ce que rapportait historien américain Richard J. Aldrich. Pas mal pour un ancien conseiller d’Hitler …

On retrouve donc, dans « l’élite de Kalergi » un autre personnage politique, membre d’associations nazies, conseiller juridique d’Hitler en matières européennes, proche des « Pères fondateurs », à l’origine de la CECA et président d’un mouvement politique européen supposé financé par les USA …

L’Europe, telle qu’on nous la présente aujourd’hui, est-elle une réelle émanation de la volonté populaire ou la réalisation, undercover, d’un projet politique pensé, créé, exécuté par des apprentis sorciers appartenant à une élite de droit divin ? Sommes-nous le Mindervertige cher au comte Richard Nikolaus Eijiro von Coudenhove-Kalergi ? Vivons-nous, aujourd’hui, le génocide programmé des Nations européennes ?

P.H.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Walter_Hallstein

 

 

 

Source : Le génocide de l’Europe conçu en 1922?

via L’Échelle de Jacob

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