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ÉIIL : Quelle cible après l’Irak ? | Réseau Voltaire

1 juillet 2014

La Turquie et l’Arabie Saoudite sont elles entrain de voir se rapprocher l’échéance de leur partition annoncée ? Le rappel du prince Bandar bin Sultan démontre un soudain volte-face de Saoud face à une stratégie US de plus en plus lisible.

Conscient qu’ils sont la prochaine cible, la dynastie a laissé de côté ses querelles de famille pour défendre ses intérêts communs. Le roi Abdallah, qui passait un long repos au Maroc, est revenu à Riyad. Au passage, son avion a marqué une escale au Caire. Ne pouvant se déplacer, le roi a reçu le général al-Sissi dans son avion [7]. Il lui a confirmé que les États-Unis ne parviendraient pas à évincer sa famille de sitôt. Et pour se faire bien comprendre, il lui a garanti que le royaume contrôlait et contrôlerait toujours l’ÉIIL. C’est pourquoi, il avait décidé de rappeler à son service le prince Bandar bin Sultan qui l’accompagnait à bord de l’avion.Depuis 2001 et la mort réelle d’Oussama Ben Laden, le prince Bandar était le chef du mouvement jihadiste international. Ce grand-maître de la guerre secrète ayant échoué à renverser Bachar el-Assad et s’étant fâché avec les États-Unis à l’occasion de la crise des armes chimiques, fut renvoyé à la demande de John Kerry. Son retour est la carte maîtresse des Séoud : Washington ne peut espérer lancer les jihadistes à l’assaut du royaume tant qu’il sera aux affaires.

Lire : ÉIIL : Quelle cible après l’Irak ?, par Thierry Meyssan.

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From → Civilisation, Empire

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