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Dix mille milliards de dollars : le nouveau marché de l’embryon

30 août 2013

Mariage des homosexuels, recherche sur l’embryon, théorie du genre: nous marchons à grands pas vers la marchandisation de l’être humain, de son corps et de son esprit. La poule aux œufs d’or prend dorénavant la forme d’une mère porteuse. Honte à qui s’en méfie : c’est le marché du prochain siècle. Pensez donc : un milliard d’embryons vendus chacun dix mille euros représentent un marché de dix mille milliards d’euros. Une poule aux œufs d’or autrement plus généreuse que le marché de l’énergie : indéfiniment durable et renouvelable, elle n’exige que peu de capitaux. Nous y parvenons enfin. La consigne est de ne pas s’en indigner. Mieux, il devient politiquement correct de l’appeler de tous nos vœux.

La presse de ce 28 août fait état de 596 mariages homos pour la France depuis la parution du décret d’application de la loi sur le mariage de personnes de même sexe. Qu’importe que mille, cent ou seulement dix couples gays se soient déclarés unis devant un officier municipal. Le nombre n’a aucune importance. Le débat a permis que l’opinion s’apprête à considérer l’enfant comme une simple marchandise.  Les gays n’ont été que l’outil utile à la formidable propagande nécessaire pour imposer ce nouveau paradigme.

Nous avons assisté, sous les voutes du Parlement, à une très belle cérémonie de consécration de l’enfant aux grands argentiers de la terre. On en pleure encore d’émotion. Quelle loi généreuse ! Pensez-vous : dix mille milliards d’euros !  Quelle merveilleuse victoire contre l’obscurantisme et l’égoïsme haineux des réactionnaires. Tout n’est pas encore gagné, il reste quelques bastions à enlever, mais la victoire est certaine.

Sur le reste du front, on observe en effet que les esprits progressent. La femme moderne aura le ventre plat ! On n’a pas libéré les femmes des cuisines pour qu’elles lézardent dans les congés maternité. La gestation, c’est un truc pour les bonnes à tout faire, pour les pauvres, peut-être un jour pour les truies. Un utérus peut se louer, s’acheter, se vendre. Berger, porte-parole des proprios du monde (sans majuscule), vrais possesseurs des ventres et par conséquent seuls habilités à en prescrire l’usage s’est appliqué à se montrer clair sur ce point. Faire son propre enfant soi-même reflètera bientôt d’une démarche égoïste et irresponsable. Et quelle perte de temps dans notre société productivisme et utilitariste ! Chacun son job.

Les chaînes privées de production sont en place. D’ores et déjà, des cliniques et des laboratoires de FIV ont été réunis ici et là au sein de puissants groupes financiers.

Le contrôle qualité s’organise de son côté. Hollande a autorisé la recherche sur les embryons, en catimini, au mois de décembre. Cette recherche permettra la sélection de produits conformes à la demande du client et d’éviter les surcoûts que représentent les rebuts. Le progrès médical n’est qu’un faux-nez : les cellules souches ont déjà bien plus apporté à la médecine que ce que l’embryon peut promettre.

Sur un plan juridique, tout se met en place. Voir la plate-forme pour l’égalité des droits, conçue pour donner à tous un « droit à l’enfant ».  Acheter un enfant n’est plus rompre un tabou, c’est exercer un droit. Celui qui l’exerce devient plus libre et plus égal que les autres. Un bon citoyen, en somme. Se refuser à agir comme lui deviendra vite suspect.

Cela ne suffira pas. Il reste un dernier point à résoudre : la stérilisation de la population. Sur le plan technique, c’est en cours, par nos assiettes.

La stérilisation mentale, quant à elle, est dévolue à la théorie du genre. Adieu l’esclavage de la naissance ! Changer de sexe, c’est se stériliser. Se stériliser, c’est s’affranchir des lois de la nature. Donc, changer de sexe c’est s’affranchir. Une bonne propagande repose sur un bon syllogisme : il supplée aux douleurs de la réflexion et permet à chacun de se construire de bonnes raisons de penser selon le désir de nos bons maîtres. La stérilisation se propose de devenir le Graal de nos libertés. Les gays, ces héros malgré eux, ont été utilisés pour nous ouvrir la voie. Gloire à eux !

Nous voilà près à maudire toute pensée hostile à cette nouvelle civilisation chantée par Taubira. Une civilisation libérée du tabou de l’argent, libérée du respect du vivant, entièrement dévouée à la satisfaction de ses envies. Une civilisation peuplée de marionnettes à la façon d’un Pinnochio que La Mèche emmène au Pays des Jouets. L’achat liberté est une tendance trop profondément enracinée dans la conscience collective pour qu’il puisse être analysé et compris dans sa nature et dans ses conséquences. Une crème de beauté, une bagnole, une bonne bière, une maison, tout cela ça rend heureux et on est libre de les vouloirs ou non. Vous me mettrez aussi un bébé blond, un garçon de préférence. Un enfant rend heureux, n’est-ce pas ? Je suis donc libre d’en acheter un. Il est indigne de s’en indigner. Penser le contraire fait de vous un homophobe. Encore un mot inventé pour la circonstance – c’est un délit.  Si vous refusez que l’on vende des enfants, hop, garde à vue. Dix mille milliards de dollars, pensez-y ! Il faut protéger tous ces bons milliards, et par tous les moyens. La police, c’est un bon moyen.

Côté résultat, c’est déjà du gâteau. Les esprits sont bien conditionnés pour parvenir à l’objectif d’un milliard d’embryons vendus au cours du siècle à venir. On fabrique 80 millions de voitures par an, un milliard en douze ans, alors des bébés… Dix mille euros, c’est le prix de l’enfant bas de gamme mais un croisement garanti pure célébrité se négociera dix fois, cent fois plus cher. Un bon yearling dépasse le million, une Bugatti aussi : voilà qui fixe les ordres de grandeur. Face à un pareil pactole, il était grand temps, n’est-ce pas, de changer de civilisation.

Je ne vous raconte pas ici la cerise sur le gâteau. Mais vous pouvez, d’ores et déjà, commencer à y réfléchir.

Article repris par Agoravox.  Les commentaires y sont bienvenus.

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